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Due diligence acheteur côté vendeur : anticiper les questions finance

Vendre une PME, ce n’est pas seulement trouver un acquéreur au bon multiple. C’est survivre à 6 à 12 semaines où chaque ligne du compte de résultat devient un débat. Les vendeurs qui arrivent en due diligence sans quality of earnings préalable découvrent des ajustements qui grignotent le prix ou retardent le closing.

Anticipez les questions classiques : retraitements d’EBITDA (salaires dirigeant, loyers intragroupe, charges exceptionnelles), qualité du chiffre d’affaires (concentration clients, revenus différés), BFR normatif vs pic saisonnier, dettes hors bilan, litiges et provisions insuffisantes.

Un DAF externalisé expérimenté M&A aide à produire le vendor due diligence ou au minimum un dossier vendeur structuré : 3 à 5 ans d’historique harmonisé, bridge EBITDA, analyse BFR mensuelle, liste des ajustements proposés avec pièces. Cela ne remplace pas les conseils juridiques, mais réduit les surprises.

Fourchettes : préparation vendeur 15 à 40 jours de travail finance selon taille (5 à 50 M€ CA), étalés sur 2 à 4 mois avant mise en vente. Coût DAF / boutique spécialisée : 15 à 60 k€ HT hors frais juridiques. Les deals ratés par écart de BFR de 500 k€ sur un prix de 12 M€ ne sont pas rares.

Exemple anonymisé : un groupe de distribution (22 M€ CA, 2 entités) a vendu à un industriel. Première offre basée sur EBITDA comptable ; l’acheteur a retraité 1,1 M€. Avec accompagnement DAF, le vendeur a documenté 0,7 M€ de retraitements légitimes et négocié un prix de closing 800 k€ au-dessus du scénario sans préparation. Délai due diligence raccourci de 3 semaines. Ça dépend de la qualité des cut-off stocks et des cut-off factures.

Nuance : un vendeur trop agressif sur les retraitements perd la confiance. Mieux vaut présenter deux scénarios d’EBITDA normatif et expliquer les jugements (provisions clients douteux, maintenance capex). La transparence accélère souvent la signature.

Pendant la phase LOI, verrouillez l’équipe finance interne : bonus, rétention, accès data room. Un DAF externalisé peut tenir le rôle de data room manager si le DAF interne est lui-même candidat à un départ post-deal.

Après le closing, le vrai sujet est la transition (TSAs, reporting groupe). Anticipez-le dès la préparation vendeur pour ne pas brûler la relation avec l’acheteur.

Préparer l’équipe avant l’ouverture de la data room

Les collaborateurs finance découvrent parfois la vente le jour où l’acheteur envoie sa liste. Anticipez : message CEO, bonus de fin de deal si politique RH le permet, interdiction de « nettoyer » les chiffres sans trace. Le DAF externalisé peut animer 2 ateliers de 2 h pour expliquer le calendrier et les formats attendus.

Côté acheteur, classez les demandes : financier dur, financier jugement, juridique. Répondez d’abord au dur pour montrer sérieux. Les questions jugement (provisions, retraitements) méritent une note méthodologique signée dirigeant + DAF.

Si vous êtes en négociation de prix pendant la DD, évitez de modifier le forecast chaque semaine : l’acheteur lit l’instabilité comme un risque opérationnel, pas comme de l’agilité.

Le guide DAF et fusion-acquisition PME couvre les étapes côté dirigeant vendeur ou acquéreur.